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A l’occasion du cinquantième anniversaire de la première bombe française Gerboise bleue au Sahara, le gouvernement algérien organise, les 22 et 23 février, un colloque international sur les conséquences des essais nucléaires qui sera suivi d’une visite sur l’ancien site d’In Eker, au nord de la ville de Tamanrasset dans le Hoggar.
Moruroa e tatou est évidemment invité : Roland Oldham et John Doom apporteront le témoignage et les actions de l’association. Ils seront accompagnés du sénateur Richard Tuheiava et de Bruno Barrillot qui interviendront respectivement sur le travail parlementaire dans le cadre de l’élaboration de la loi Morin et sur les problèmes environnementaux provoqués par les expériences nucléaires. Une délégation de l’Aven est également invitée : Jean-Luc Sans, président de l’Aven, Michel Verger, ancien de Gerboise bleue, William Kob, ancien de Gerboise verte et Michel Dessoubrais, survivant de l’accident de tir souterrain d’In Eker du 1er mai 1962 témoigneront. Ils seront accompagnés par Me Jean-Paul Teissonnière, avocat de l’Aven et de Moruroa e tatou et par Roland Desbordes, président de la Criirad qui rendra publique les résultats d’une expertise radiologique préliminaire réalisée en novembre 2009 sur le site d’In Eker.
Le colloque qui se déroulera dans les salons de l’hôtel El Aurassi qui domine la magnifique baie d’Alger accueillera aussi des experts algériens et étrangers. Mrs Sue Rabbitt Roff, épidémiologiste écossaise et spécialiste des essais britanniques, montrera les difficultés rencontrées par les vétérans britanniques pour faire reconnaître leurs droits par le gouvernement du Royaume-Uni ; Mrs Lyn Allison, ancienne sénatrice australienne et présidente du Réseau mondial sur les essais nucléaires, développera les procédures engagées par l’Australie pour obliger le Royaume-Uni à venir nettoyer les anciens sites d’essais de Maralinga très pollués par des projections de plutonium ; une délégation japonaise conduite par M. Toshiki Mashimo apportera les dernières évolutions de la loi japonaise d’indemnisation des victimes des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.
A l’occasion de ce colloque, à Alger, se déroulera une cérémonie de rencontre entre les représentants des associations algériennes de victimes des essais, les représentants de la population de Reggane et les délégués polynésiens. La solidarité entre les peuples victimes des essais français sera ainsi exprimée publiquement devant les médias algériens, français et étrangers qui sont annoncés très nombreux.
A l’issue du colloque, le gouvernement algérien organisera un déplacement sur l’ancien site d’essais souterrains d’In Eker qui reste très gravement contaminé depuis près de 50 ans. Les représentants de Moruroa e tatou se souviendront particulièrement de leurs compatriotes polynésiens – MM Jacques-Denis Drollet et Jean-Baptiste Céran-Jérusalémy, notamment - qui, en juillet 1963, furent invités par le gouvernement français à visiter ce site d’essais d’In Eker, avant qu’on ne le transfère en Polynésie française.
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