Fermer

Bienvenue sur le site web de Moruroa e tatou

Ce site a pour objectifs : d'informer nos populations jeunes ou moins jeunes sur l'histoire du nucléaire dans notre pays, de rechercher la vérité et de rétablir la justice vis à vis de nos victimes des essais nucléaires français. Suite à plus de trente ans de silence et de mépris, face à la longue agonie des anciens travailleurs et à la contamination de notre peuple et de sa terre, nous ne pouvions rester les yeux fermés et rester passifs devant un danger impalpable, inodore et invisible lequel menace nos vies pour des milliers d'années encore. 

Combien d'entre nous, d'hier et d'aujourd'hui se sont posés des questions sur les conséquences de ces essais sans avoir de réponses fiables et sincères de la part de l'Etat français ? Nous avons le devoir de nous intéresser à cette douloureuse période, en mémoire de nos anciens travailleurs de Moruroa et Fangataufa et pour l'avenir de nos enfants.

Aujourd'hui, grâce à "moruroaetatou.pf", nos aînés, nos enfants et nous, avons enfin l'occasion de savoir et de comprendre. 

Jeunes "maohi"

 

Bienvenue
  • Narrow screen resolution
  • Wide screen resolution
  • Wide screen resolution
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Jeudi, 29 Juil 2010
Les droits des victimes des essais nucléaires français, sont-ils inférieurs à ceux des survivants des bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Moruroa e tatou   
Mardi, 23 Février 2010 22:23

A l’occasion du Deuxième colloque international sur les conséquences des essais nucléaires français au Sahara algérien, les représentants de Gensuikin et des survivants de la bombe de Hiroshima et Nagasaki nous ont transmis ce message que nous partageons ici.

Nous, les survivants des bombes de Hiroshima et de Nagasaki et leurs soutiens, nous félicitons que les luttes menées depuis des années par les associations de victimes des essais nucléaires aient abouti à contraindre le gouvernement français à enfin reconnaître sa responsabilité dans les effets nocifs de ses essais nucléaires. Mais, malgré l’annonce prometteuse du Ministre de la défense et une couverture médiatique importante, on constate plusieurs lacunes à combler dans la loi Morin, quand on la compare avec l’actuel système japonais de reconnaissance des victimes des bombes atomiques —bien que celui-ci soit encore insuffisant— .

1. Très peu de victimes seront indemnisées

M. Morin, pour le nombre total des personnes qui ont participé aux essais nucléaires français, cite le chiffre de 150 000. Ce chiffre, mis en relation avec le titre de la loi, « indemnisation », laisse entendre que 150 000 personnes feraient l’objet de l’indemnisation de la loi Morin, et nombreux sont les articles qui reprennent cette méprise en France ainsi qu’ici au Japon, ce qui donne l'impression que le problème des irradiés par les essais nucléaires français est résolu par la loi Morin.

Mais, comme M. Morin lui-même l’admet, et comme le chiffre du budget inscrit de 10 millions d’euros le confirme, on n’estime qu'à « quelques centaines le nombre de personnes concernées par cette indemnisation ». Cette estimation est basée sur les chiffres de dose d’irradiation publiés par le Ministère de la défense français.

Or, d'après la récente révélation d’un document « confidentiel défense », la vérité est loin d’être faite sur les doses auxquelles ont été exposés les milliers de victimes, travailleurs algériens et polynésiens, jeunes soldats et populations. Tant que toutes les archives concernant les essais nucléaires français ne seront pas ouvertes au public, il est impossible de croire à la légitimité de l’estimation.

2. La méthodologie de la « probabilité de causalité » est déjà rejetée au Japon

Citant des critères scientifiques, le projet de décret d’application de la loi Morin fait le choix de s’appuyer sur une méthodologie établie par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Bien qu’elle ne soit pas encore précisée par le Ministère de la défense français, cette méthodologie de l’AIEA pour « calculer la probabilité qu’une maladie constatée soit liée à une exposition aux rayonnements ionisants » semble similaire à celle de la « probabilité de causalité » qui a été établie principalement sur les données et leurs interprétations, sur les effets tardifs parmi les survivants des bombes de Hiroshima et de Nagasaki collectées par l’Atomic Bomb Casualty Commission (ABCC), une organisation créée par le gouvernement américain en 1948, et par la Radiation Effects Research Foundation (RERF), un organisme mixte nippo-américain qui a relayé l’ABCC depuis 1975.

Or cette notion-même de la « probabilité de causalité » est maintenant rejetée par le gouvernement japonais en raison de la « disparité des effets de l’irradiation sur chaque personne » et « pour s’adapter davantage à la réalité des bombardements atomiques » (c’est-à-dire pour tenir compte des effets de la radioactivité résiduelle et autres effets négligés dans le calcul de la probabilité de causalité).

De ce fait, toutes les maladies reconnues comme radio-induites, cancéreuses et non-cancéreuses (voir la liste ci-dessus), par la justice japonaise dans les procès demandant la reconnaissance comme victime des bombes atomiques, font maintenant l’objet d'une couverture sociale spéciale fournie par le gouvernement japonais.

Pour nous, la méthodologie basée sur le calcul de probabilité de lien entre les maladies et la dose d’irradiation est en contradiction totale avec le « renversement de la charge de la preuve ».  Le changement du principe de  reconnaissance du gouvernement japonais que nous avons obtenu au bout de longues luttes juridiques et de négociations avec notre gouvernement, est un acquis important vers un établissement d’un véritable principe de la « présomption de la causalité ».

3. L’énorme quantité de la radioactivité laissée n’est pas prise en charge

La création d’une commission de suivi a été enfin ajoutée à la loi Morin à la demande de l’Assemblée nationale, mais reste cantonnée au domaine de la santé. Or il reste dans les anciens sites des essais, une quantité énorme de produits de fission radioactifs, dont certains ont des vies de dizaines de milliers d’années.

A Nagasaki, on a récemment vérifié par des photographies microscopiques qu’une particule de plutonium absorbée dans les tissus d’une victime de la bombe au plutonium, irradie toujours les cellules devenues maintenant échantillon. La radioactivité des centaines de fois plus importante que celle émise par les bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, représente une menace permanente pour nos descendants.

Vers un objectif commun des irradiés (hibakusha) du monde

La reconnaissance des droits des irradiés est loin d’être obtenue, et pour les victimes des essais nucléaires français et pour les survivants de Hiroshima et de Nagasaki. Mais à travers nos échanges qui datent déjà de plus d'une décennie, nous percevons que les objectifs des irradiés du monde convergent vers un même but.

Notre lutte est la même dans le sens que nous sommes dans l'échange réciproque des acquis ; un acquis obtenu par les victimes d'un pays peut donner une impulsion aux victimes des autres pays. Et nous supportons de moins en moins que les droits reconnus aux victimes d'un pays ne soient pas reconnus aux autres victimes.

C’est pour cela que nous considérons indispensable une véritable solidarité de tous les irradiés dans le monde et proposons l’établissement d'objectifs communs. Nous sommes prêts à jouer le rôle d’intermédiaire dans ce travail commun.

 

A l’occasion du Deuxième colloque international sur les conséquences des essais nucléaires français au Sahara algérien

A Hiroshima, le 23 février 2010

Gensuikin (Congrès japonais contre les bombes A et H)

Sunao Tsuboi, survivant de la bombe de Hiroshima

Bun (Fumiko) Hashizume, survivante de la bombe de Hiroshima

Shôji Kihara, deuxième génération de survivants de la bombe de Hiroshima

Eiji Okumura, survivant de la bombe de Nagasaki


Liste des maladies reconnues comme radio-induite par la justice et par le Gouvernement japonais

 

angine de poitrine

arthropathie

asthme

bronchite chronique

cancer de l'hypopharynx

cancer de l’estomac

cancer de l’hépatocyte

cancer de l’œsophage

cancer de la muqueuse gastrique

cancer de la peau

cancer de la prostate

cancer du poumon

cancer du rectum

cancer du sein

cancer ovarien

cataracte

cicatrice cervicale prévalente

cirrhose

cirrhose de type-B

contracture de la cicatrice

diabète

dysfonctionnement du foie

emphysème du poumon

fracture du fémur due à la fatigue

gonarthrose

hépatisme chronique

hépatite chronique

hépatite intractable

hépatite-C

hépatite-C chronique

hernie

hypertension

hypofonctionnement thyroïdien

infarctus cérébral

infarctus du myocarde

inflamation de thyroïde chronique

inflammation de la peau

insuffisance rénale

leucopénie

lymphome maligne

ostéoporose

protéiforme spondylose

syndromes myélodysplasiques

thrombocytopenie

tumeur cérébrale

ulcère de l'estomac

ulcère duodénal

varice de l’œsophage

 

 

Inscrivez-vous en tant que membre du site pour pouvoir poster un commentaire.

Les essais nucléaires en Polynésie

Nos dossiers

moruroa-e-tatou-justice

loi_morin

moruroa-e-tatou-coscen

Autres articles

Translate

English Arabic Bulgarian Chinese (Simplified) Chinese (Traditional) Croatian Czech Danish Dutch Finnish French German Greek Hindi Italian Japanese Korean Norwegian Polish Portuguese Romanian Russian Spanish Swedish Catalan Filipino Hebrew Indonesian Serbian Slovak Slovenian Ukrainian Vietnamese Albanian Estonian Galician Hungarian Maltese Thai Turkish Afrikaans Malay Swahili Irish Welsh Belarusian Icelandic Macedonian Yiddish

Marche contre la loi Morin

"Get the Flash Player" "to see this gallery."

Les actus par date

< Février 2010 >
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 24 25 26 27 28

Recommander notre site à des amis

Lancer les invitations

Partagez notre info

AddThis
Find us on Facebook

Commentaires des membres

Qui est en ligne ?

Nous avons 5 invités en ligne

Où nous trouver ?