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Selon Le Monde du 13 juillet 2007, l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de demander à EDF de revoir sa gestion des déchets radioactifs de démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis en Bretagne, pourtant hors service depuis 1986. L’ASN parle de « manque de rigueur », d’« incohérence complète », de « la forte sous-évaluation, d'un facteur 30 à 200, de l'activité radiologique de certains déchets triés ». Elle constate même que « 20 % des fûts de déchets radioactifs entreposés à Brennilis ont révélé des signes de corrosion externe. »
Moruroa e tatou estime que l’ASN devrait également se préoccuper de la gestion des déchets radioactifs entreposés à Moruroa à propos desquels nous avons de fortes raisons de nous inquiéter : - 2 700 tonnes de déchets radioactifs rejetés à l’océan aux abords de Moruroa entre 1972 et 1982, sans compter les 532 tonnes rejetées entre Hao et Amanu - 11 526 fûts et « viroles » et 4723 m3 d’agrégats et ferrailles contaminés « stockés » entre 1982 et 1997 dans des puits du sous-sol de Moruroa dont les sommets sont aujourd’hui sous l’eau. M. Jurien de la Gravière affirme que tout cela n’est que « broutilles » et sans risque pour la contamination de la chaîne alimentaire. « Il est temps qu’on s’arrête de prendre les Polynésiens pour des arriérés. Je m’étonne que l’ASN ne soit pas encore venue inspecter les atolls de Moruroa et de Fangataufa où les fûts et autres déchets radioactifs baignent dans les eaux alors que cet organisme s’inquiète des taches de rouille sur les fûts de Brennilis, » déclare Roland Oldham. En effet, l’ASN, autorité administrative indépendante, créée par la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire aurait dû depuis longtemps accompagner M. Jurien de la Gravière dans ses croisières en Polynésie. Le Président de l’ASN n’est-il pas le co-pilote avec le Délégué à la sûreté nucléaire de défense (M. Jurien de la Gravière) du Comité de liaison pour la coordination du suivi sanitaire des essais nucléaires ? Le suivi environnemental de Moruroa, Fangataufa et Hao devrait être confié, de préférence, à cette autorité de sûreté nucléaire indépendante qui se montre si soucieuse de la moindre incartade aux règles de la sécurité menaçant nos compatriotes de métropole. Les Polynésiens sont-ils voués éternellement à la tutelle lénifiante et souriante du ministère de la défense qui aujourd’hui comme hier nous ressasse le discours sur les essais propres ? Moruroa e tatou va interpeller M. André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de sûreté nucléaire afin qu’il vienne en Polynésie française pour « vérifier le respect des règles et des prescriptions auxquelles sont soumises les installations ou activités nucléaires » de Moruroa et Fangataufa, ce qui fait partie des missions de l’ASN prévues par la loi du 13 juin 2006
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