Bienvenue sur le site web de Moruroa e tatou
Ce site a pour objectifs : d'informer nos populations jeunes ou moins jeunes sur l'histoire du nucléaire dans notre pays, de rechercher la vérité et de rétablir la justice vis à vis de nos victimes des essais nucléaires français. Suite à plus de trente ans de silence et de mépris, face à la longue agonie des anciens travailleurs et à la contamination de notre peuple et de sa terre, nous ne pouvions rester les yeux fermés et rester passifs devant un danger impalpable, inodore et invisible lequel menace nos vies pour des milliers d'années encore.
Combien d'entre nous, d'hier et d'aujourd'hui se sont posés des questions sur les conséquences de ces essais sans avoir de réponses fiables et sincères de la part de l'Etat français ? Nous avons le devoir de nous intéresser à cette douloureuse période, en mémoire de nos anciens travailleurs de Moruroa et Fangataufa et pour l'avenir de nos enfants.
Aujourd'hui, grâce à "moruroaetatou.pf", nos aînés, nos enfants et nous, avons enfin l'occasion de savoir et de comprendre.
Jeunes "maohi"









La bombe est ensuite transportée par avion à Moruroa pour les derniers assemblages. Elle est suspendue à un ballon qui est stabilisé par des cables à une altitude variable suivant la puissance de la bombe (de 200 à 400 mètres). Tous les tirs aériens n’ont pas été faits sous ballon : on a fait exploser quatre bombes sur une barge fixée sur les lagons de Moruroa et de Fangataufa et trois bombes ont été larguées depuis un avion de combat.
Les personnels présents sur les atolls de Moruroa ou Fangataufa sont évacués, soit à distance, soit dans le lagon de Hao. Les habitants de Tureia, Mangareva, Reao et Pukarua sont parfois invités à se réfugier dans les abris ou blockhaus. Les explosions aériennes ont lieu en face des blockhaus de Moruroa (Dindon et Denise) ou de Fangataufa (Frégate) qui sont équipés de systèmes d’observation optiques et d’appareils de mesures reliés par câbles à la bombe.
Les avions Vautour décollent de Hao pour pénétrer dans le nuage de l’explosion et récolter des poussières et gaz qui permettront aux laboratoires du CEA de Hao et de Bruyères-le-Châtel de mesurer la puissance de la bombe. D’autres avions, tirent des missiles Matra dans le nuage dans le but d’effectuer d’autres mesures. Les avions sont décontaminés à Hao par du personnel militaire en bout de la piste aérienne.
Parfois dans la journée même, ou le lendemain, les ordres étaient donnés pour que les bâtiments de
Un important travail de décontamination des lieux commençait alors. Les « décontamineurs » du SMSR portaient en général une combinaison de protection et un masque qu’il fallait changer plusieurs fois par jour. En 1968, pendant la campagne de tirs aériens, il a fallu laver trois mille combinaisons par jour qui étaient envoyées par bateau jusqu’à la laverie installée à Hao. Les bâtiments de la marine qui pénétraient dans les lagons après les tirs ou qui traversaient des zones océaniques où avaient eu lieu des retombées du nuage radioactif devaient être également décontaminée à Hao sur une installation portuaire prévue à cet effet.



