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1945 Création du CEA.
1948 Découverte de gisements d'uranium dans le Massif Central
1952 Projet du CEA pour la production "pacifique" de 50 kg de plutonium.
1954 Décision officielle prise secrètement par le président du Conseil Mendès-France, de fabriquer des armes atomiques françaises.
1955 Le président du Conseil Edgar Faure affirme en public qu'il n'existe « aucun programme d'armement atomique français ». En mai, il signe un protocole secret, attribuant au CEA des fonds du budget de la défense pour fabriquer des armes atomiques.
1957 Une série de sites d'essais nucléaires sont choisis en Algérie, en métropole, aux îles Kerguelen, sur l'île de Clipperton, et dans l'archipel des Tuamotu. Des scientifiques français visitent le site d'essai américain au Nevada.
1958 Décision officielle de procéder à des essais de bombes atomiques à Reggane en Algérie. Moratoire des essais proclamé par l'Union Soviétique, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Les Nations unies demandent à la France de renoncer aux essais prévus.
1960 Le 13 février, premier de 4 essais nucléaires en atmosphère à Reggane.
1961-66 13 essais souterrains dans le désert algérien.
1962 Indépendance de l'Algérie après une guerre sanglante. Cependant les accords d'Evian autorisent les essais en Algérie jusqu'en 1967.
1963 Signature entre les Etats-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni du Traité d'Interdiction Partielle des Essais Nucléaires, interdisant les essais dans l'atmosphère et sous l'eau. Le président de Gaulle annonce que la France poursuivra ses essais dans l'atmosphère, qu'elle effectuera sur l'atoll de Moruroa.
1964 Le 6 février, la Commission permanente de l’Assemblée territoriale vote la cession gratuite de Moruroa et de Fangataufa à la France par 3 voix contre 2.
1966 Le 2 juillet, premier essai nucléaire atmosphérique français au dessus de l'atoll de Moruroa. Le test de sécurité du 21 juillet, nommé Ganymède, disperse du plutonium sur la surface de Moruroa.
1966-74 46 essais dans l'atmosphère, 41 à Moruroa et 5 à Fangataufa.
1968 Le 24 août, première bombe thermonucléaire française, l'explosion de la bombe française la plus puissante à cette date : Canopus.
1970-74 Mouvements et manifestations d’opposition diplomatiques et « médiatiques » contre les essais nucléaires atmosphériques de la France.
1972 Le président Pompidou ordonne à l'armée de trouver un site favorable pour y conduire des essais nucléaires souterrains. Forages expérimentaux à Eiao dans l'archipel des Marquises, mais Eiao n'est pas retenu.
1973 Le 3 juin, à Papeete, grande manifestation contre les essais nucléaires avec la présence du « Bataillon de la Paix ».
1974 Le président Giscard d'Estaing annonce que les essais seront souterrains à partir de 1975.
Publication du livre « Moruroa mon amour » de Bengt et Marie-Thérèse Danielsson.
1975 Deux essais souterrains exploratoires sont effectués à Fangataufa.
1976 Le commandant du CEP ferme officiellement le site d'essais de Fangataufa.
1976-96 83 essais souterrains sont effectués sur la couronne corallienne de l'atoll de Moruroa et 54 sous le lagon de cet atoll. A Fangataufa, il y aura 2 essais sous la couronne corallienne et 8 sous le lagon.
1979 Le 6 juillet, un accident mortel tue deux ouvriers et dissémine des substances radioactives sur l'atoll.
Le 25 juillet, raz de marée causé par une puissante explosion, la bombe explosant à mi-hauteur dans le puits après être restée accrochée à une profondeur de 400 m seulement.
1981 Des cyclones balaient les déchets nucléaires de la frange nord de Moruroa dans le lagon.
Le gouvernement socialiste de Mitterrand est élu sur un programme de moratoire des essais nucléaires. Quatre jours après son arrivée au pouvoir, ce point est abandonné.
1981-82 Construction d'une digue protectrice pour protéger des cyclones les zones d'habitation et la zone industrielle.
1982 Pendant 3 jours, une mission scientifique française dirigée par Haroun Tazieff, visite Moruroa.
1983 Pendant 4 jours, une mission scientifique de Papouasie-Nouvelle Guinée, d'Australie et de Nouvelle-Zélande, dirigée par Atkinson, visite Moruroa.
1987 Pendant 5 jours, une mission dirigée par l'explorateur des fonds marins, Jacques-Yves Cousteau, visite Moruroa.
1988 L'amiral Thireaut admet que des essais effectués près de la frange de l'atoll peuvent avoir contribué à des effondrements sous-marins de roche corallienne sur les flancs de l'atoll. Il déclare qu’à l'avenir, les explosions de forte puissance seront effectuées à Fangataufa.
1989 Le Parlement européen rejette à une faible majorité une résolution demandant l'envoi d'une mission indépendante pour étudier les effets des essais nucléaires en Polynésie française.
1990 La conférence de révision du Traité de Non-Prolifération Nucléaire a lieu aux Nations unies à Genève. Ce traité qui remonte à 20 ans n'a pas été signé par la France. La France annonce qu'elle va réduire le nombre de ses essais de 8 à 6 en 1990 et qu'elle les annoncera publiquement en même temps que leur puissance approximative.
Publication de « Témoignages » en français par Greenpeace/Damoclès.
1991 Le 5 octobre, le Président Gorbatchev annonce un moratoire des essais nucléaires de l’URSS.
1992 Le 8 avril, le Président Mitterrand annonce un moratoire des essais nucléaires français.
Le 2 octobre, le Président George Bush annonce un moratoire des essais nucléaires américains.
1995 Décision de reprise des essais par le Président Chirac.
1996 Le 27 janvier, dernier essai nucléaire français à Fangataufa.
En février, le Centre de Documentation et de Recherche sur la Paix et les Conflits publie le premier livre « Les essais nucléaires français » de Bruno Barrillot.
Le 20 septembre, la France ratifie le traité de Rarotonga de dénucléarisation du Pacifique Sud.
Le 24 septembre, la France signe le traité d’interdiction totale des essais nucléaires qui sera ratifié par la France le 6 avril 1998.
1996-98 Opération « Oméga » : destruction du site d’essais de Moruroa.
1997 Publication du rapport de l’enquête sociologique auprès des anciens travailleurs de Moruroa « Moruroa et nous » sous l’égide de Hiti Tau et de l’Eglise Evangélique de Polynésie Française.
1998 Publication du rapport de l’AIEA « Situation radiologique sur les atolls de Mururoa et de Fangataufa ».
1999 Le 20 février, premier colloque à l’Assemblée nationale à Paris en présence de délégués polynésiens « Essais nucléaires français en Polynésie : exigence de vérité et propositions pour l’avenir ».
2001 Le 9 juin, création à Lyon de l’association des vétérans des essais nucléaires français (Aven).
Le 2 juillet, création à Papeete de l’association Moruroa e tatou regroupant les anciens travailleurs de Moruroa.
2002 Le 17 janvier, Mme Marie-Hélène Aubert, députée, dépose la première proposition de loi sur le suivi sanitaire et environnemental des essais nucléaires français. Cinq autres propositions de loi ayant le même objet seront déposées entre 2003 et 2006.
Le 19 janvier, Moruroa e tatou, l’Aven et l’Observatoire des armes nucléaires organisent un colloque international « Les essais nucléaires et la santé » au Sénat à Paris.
2003 Le 26 juillet, plusieurs centaines d’anciens travailleurs de Moruroa e tatou manifestent dans les rues de Papeete à l’occasion de la visite en Polynésie du Président Jacques Chirac.
2005 En mai, l’association Moruroa e tatou se rend à Mangareva pour présenter les documents secrets sur les retombées radioactives du premier essai aérien du 2 juillet 1966 sur les Gambier. Publication de ces documents secrets dans la revue Damoclès.
Fin juillet, l’Assemblée de la Polynésie française décide la création d’une commission d’enquête sur les essais nucléaires aériens entre 1966 et 1974.
Le 9 septembre, l’émission Thalassa (France 3) diffuse un documentaire de Sophie Bontemps, « Le cancer du tropique ».
2006 Le 21 février, Mme Unutea Hirshon et M. Jacky Bryant de la Commission d’enquête de l’Assemblée de la Polynésie française, M. Roland Oldham, Président de Moruroa e tatou et M. Patrice Bouveret, Président du CDRPC présentent le rapport de la Commission d’enquête polynésienne dans les locaux de l’Assemblée nationale à Paris.
Les 29 et 30 juin à Papeete, le Conseil d’orientation sur le suivi des essais nucléaires organise un colloque international sur les conséquences sanitaires des essais nucléaires et sur le droit des victimes.
Le 2 juillet, inauguration du Mémorial des essais nucléaires à Papeete.
© Bruno Barrillot
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