| La sénatrice Hélène LUC propose une table ronde sur le suivi des essais nucléaires |
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| Écrit par Moruroa e tatou | |||
| Samedi, 11 Août 2007 11:25 | |||
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Dans une question écrite adressée à Mme Bachelot, ministre de la santé, en date du 3 août 2007, la sénatrice Hélène Luc propose à la ministre d’organiser une table ronde sur le suivi sanitaire des essais nucléaires.
Pour les associations, cette proposition de la sénatrice va dans le bon sens. « Depuis 2005, nos associations n’ont eu qu’un seul vis-à -vis officiel, M. Jurien de la Gravière qui nous assène toujours le même discours des « essais propres » ou « presque propres », déclare John Doom coordinateur de Moruroa e tatou. Nous avons besoin d’interlocuteurs qui ne soient pas juges et parties dans le suivi des essais nucléaires. » Au moment où le Délégué à la sûreté nucléaire de défense, tente d’imposer au gouvernement de M. Tong Sang un suivi médical des anciens travailleurs et des populations insulaires proches de Moruroa sans aucune concertation préalable avec les associations et les élus concernés, l’offre d’un dialogue sous la responsabilité de Mme Bachelot peut ouvrir des perspectives encourageantes. En effet, Moruroa e tatou et l’Aven veulent mettre à la discussion la redéfinition du tableau 6 des maladies professionnelles liées au nucléaire sur le modèle de la liste de la loi américaine qui prévoit la prise en charge des victimes atteintes de l’un ou l’autre des 31 cas de cancers. En effet, le ministère parisien de la santé porte la responsabilité de cette révision d’autant plus nécessaire que la CPS de Polynésie s’appuie sur l’actuel tableau 6 de la Sécurité sociale de Métropole pour repousser tous les dossiers présentés par Moruroa e tatou. « Aujourd’hui, les victimes polynésiennes des essais nucléaires s’affrontent non seulement au ministère de la défense, mais également aux responsables de la CPS, s’étonne John Doom. Moruroa e tatou dénonce l’incurie et le mépris de la CPS qui ne daigne répondre ni à ses courriers ni à ses demandes de rendez-vous. Nous considérons que les anciens travailleurs de Moruroa et leurs familles sont les laissés-pour-compte de la CPS. » Les responsables des associations veulent également que le ministère parisien de la santé se prononce clairement sur l’urgence d’une loi sur le suivi sanitaire des essais nucléaires et sur un fonds d’indemnisation des victimes, projets à nouveau rejetés par le Délégué à la sûreté nucléaire de défense dans son dernier rapport distribué en juillet dernier à Tahiti. Moruroa e tatou se joint à l’interpellation de la sénatrice Hélène Luc rappelant à Mme Roselyne Bachelot qu’il importe de « débloquer une situation qui n’a que trop duré pour des personnes ayant une santé gravement compromise. »                                                                                                                                                                   Association Moruroa e tatou
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