Bienvenue sur le site web de Moruroa e tatou
Ce site a pour objectifs : d'informer nos populations jeunes ou moins jeunes sur l'histoire du nucléaire dans notre pays, de rechercher la vérité et de rétablir la justice vis à vis de nos victimes des essais nucléaires français. Suite à plus de trente ans de silence et de mépris, face à la longue agonie des anciens travailleurs et à la contamination de notre peuple et de sa terre, nous ne pouvions rester les yeux fermés et rester passifs devant un danger impalpable, inodore et invisible lequel menace nos vies pour des milliers d'années encore.
Combien d'entre nous, d'hier et d'aujourd'hui se sont posés des questions sur les conséquences de ces essais sans avoir de réponses fiables et sincères de la part de l'Etat français ? Nous avons le devoir de nous intéresser à cette douloureuse période, en mémoire de nos anciens travailleurs de Moruroa et Fangataufa et pour l'avenir de nos enfants.
Aujourd'hui, grâce à "moruroaetatou.pf", nos aînés, nos enfants et nous, avons enfin l'occasion de savoir et de comprendre.
Jeunes "maohi"










Depuis sa création en juillet 2001, Moruroa e tatou n’a eu de cesse de contester le mensonge sur les « essais propres » de la France. En 2005, la commission d’enquête de l’Assemblée de la Polynésie a pris le flambeau de son côté et son rapport « Les Polynésiens et les essais nucléaires » demandait à l’Etat reconnaissance et réparation pour les conséquences environnementales et sanitaires des essais nucléaires ainsi que la restitution des atolls de Moruroa et de Fangataufa. Le CESC, l’année suivante, insistait lourdement, pour que « l’Etat reconnaisse le fait nucléaire et assume en conséquence sa pleine responsabilité ».
Le budget de la défense pour 2011 avait prévu des crédits de 10 millions d’euros pour les premières indemnisations de l’année décidées par le Comité d’indemnisation de la loi Morin. En fin d’année 2011, 4 indemnisations ont été décidées et 274 demandes ont été rejetées. A ce jour, 2 vétérans ont été réellement indemnisés sur décision du ministre de la défense. Le total des 4 indemnisations s’élève à 120 000 euros, soit 1,2 % des crédits consacrés à cet effet pour 2011. Tous les dossiers polynésiens ont été rejetés.
Pendant des années, les Armées et les gouvernements français ont utilisé les médias pour leur propagande sur les « essais propres ». Mélina Doyon, étudiante canadienne, qui a effectué un stage d’étude en Polynésie en mai 2011, vient de terminer son mémoire universitaire sur « L’intégration d’une association dans l’univers médiatique ». Elle montre que la relation de Moruroa e tatou avec les médias a permis de contrebalancer efficacement la propagande officielle sur l’innocuité des essais nucléaires. Voici sa conclusion :




